Spécial Journée de la Femme
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au fait, tu connais Martine ? et Soeur Agnès ? mais, qui aurait vu les Clés du Bestiaire ?
t'as eu ton Calendrier des Postes ? t'as vu le dernier Desperate Housewives ?
quelques photos de cul ? mais, oh !
tu veux t'battre ?
MARS
Le Poste de Radio
zavatarchive 1258
De : Ze Bath Leurre
Date : Lundi 12, Novembre 2001 13:04
Objet : Re: [CirqueZavatars] J'aime vos seins nus ma mie... et Notre Bière
( sur "l'air" de "Notre Père" - Paster Noster )
Notre Bière qui plais aux vieux,
Que ton houblon soit fermenté,
Que ta mousse vienne,
Que ta volupté soit fête, dans l'amer comme au miel,
Etonne-nous toujours d' huit pintes par jour,
Redonne-nous ton opulence
Comme nous donnons du cidre (*) à ceux qui nous ont assoiffés,
Et ne nous soûle pas sans une collation
Mais enivre-nous de malt.
A l' tienne !
(*) pasteurisé bien sûr... pouah !
( Ze Bath Leurre - 12 novembre 2001 - détournement - zavatarchive 1258 )
Puisque l'on disserte sur l'enseignement de la lecture, j'en profite pour vous confier quelques réflexions personnelles. Quand on regarde dans le rétroviseur, on s'aperçoit que les pb avérés de l'enseignement de la lecture sont apparus officiellement vers la fin des années 50, certainement parce que de plus en plus d'enfants n'arrivaient pas à apprendre à lire. Lors, des tas de gens se sont penchés sur le problème pour avancer des explications plus ou moins fumeuses et pour proposer telle ou telle méthode.
Ce qui est frappant, c'est que près d'un demi-siècle plus tard, on en est au même point, alors qu'il est loisible de penser que, pendant toute cette période, des études sérieuses auraient pu déboucher sur des résultats irréfutables et la remédiation nécessaire (ce mot n'existe pas dans le dico, mais bon, chez les enseignants, il fait fureur. C'est d'autant plus rigolo que tout le monde ne lui accorde pas la même signification. D'aucuns pensent au "remède", d'autres à la "re-médiation" ; mais bon, le temps de trouver la parenthèse de fermeture et je suis à vous).
Pourquoi cette situation? J'ai bien l'impression qu'on ne peut toujours pas généraliser sur l'explication du processus qui fait qu'on apprend à lire. De plus, pour les diverses chapelles, "savoir lire" ne correspond pas forcément à une définition commune, d'où les difficultés pour s'entendre.
Malgré tout, une évaluation est nécessaire si l'on veut rester crédible, et c'est là que le bât blesse (d'où la méthode annonée "Léo et les bâts" ; non, là, j'déconne...). Et c'est là qu'on remarque à nouveau (enfin, en ce qui me concerne) que le milieu scolaire est complétement shizophrène, car l'enseignant lui-même est juge et partie, du moins dans le meilleur des cas, celui où il décide d'évaluer les résultats de son travail. Lorsque les premières évaluations en CE2 eurent lieu, il y a une quinzaine d'années, quel émoi dans le marigot scolaire dont la plupart des membres se sont drapés dans un "Quoi ? Me faire ça à moi, c'est une méthode scandaleuse, je refuse" (ou alors je triche lors de la passassion, démolissant de fait le protocole prévu).
Vécu de l'intérieur, on s'aperçoit que les enseignants sont paradoxalement des êtres profondément conservateurs. Et les différentes grèves et autres refus de toute réforme (proposée à gauche comme à droite) ne sont pas le signe d'un milieu rebelle, mais celui d'un groupe social qui ne veut surtout pas que les choses changent, par paresse, par peur de l'inconnu, par pusillanimité.
On aime bien se faire passer pour progressiste, mais faut pas déconner, quand même ; les avantages acquis, on y tient ! Et la culture de l'évaluation, qui existe partout ailleurs (et qui devrait exister encore plus chez des fonctionnjaires rémunérés sur les deniers publics) engendre une aversion viscérale, de peur d'être jugé à l'aune des résultats de ses élèves.
Et pourtant, à défaut de connaître précisément la façon dont on apprend à lire, on pourrait de manière empirique classifier les "méthodes" en fonction des résultats obtenus... Cela permettrait, entre autre, de donner des points de départ, des pistes aux étudiants des IUFM.
Mais non : il suffit de parcourir les listes de diffusion d'enseignants dans lesquelles chacun s'accroche à sa méthode comme un morpion, voire réfute la validité d'une évaluation nationale, en proposant sa propre grille !
Une chose est sûre : ce qui se passe actuellement en matière de lecture, et plus généralement d'éducation, se fait au détriment des élèves les moins "favorisés" (je n'aime pas cette expression, comme s'il existait un être chargé de favoriser ou non les pauvres bipèdes que nous sommes). En clair, l'ascenceur social représenté jadis par l'école a du plomb dans l'aile et il faudrait d'urgence faire appel à Roux et Combalusier. Les statistiques sont formels à cet égard. Mais là aussi, les enseignants ont horreur des stats et donc, retour à la case départ.
Michel Tournon
Aujourd'hui, c'est la journée nationale des lépreux, triste maladie qui oblige les gens habitués à compter sur leurs doigts à abandonner le système décimal pour le binaire (pur de la montagne).
Mais d'où vient cette horrible maladie ?
Des recherches récentes ont enfin fait éclater la vérité au grand jour. En effet, il est maintenant prouvé que ce sont les chevaliers du Moyen Age qui ont rapporté cette maladie dans leurs bagages, au retour des croisades.
Vous ne le croyez pas ?
Et pour quelles raisons, alors, se faisaient-ils appeler "Lépreux chevaliers", hein ?
Boycottons les chevaliers, n'allons plus skier à Serre-Chevalier, jetons le canotier de Maurice Chevalier aux orties, brûlons toutes les tables rondes, et on en a rien à foutre de savoir si le vin est bon !
Michel Tournon
Yen a marre.
Ça va faire une vingtaine dannées que je tapote sur un clavier plus ou moins tempéré (Minitel, Internet) et rien ne change. Pire, le politiquement correct progresse à grands pas et lon ne peut plus sortir une vanne, un calembour, une blague sans que lon vous taxe de grossier, de défenseur du mauvais goût, voire de raciste. Je dirais à ces pisse-vinaigre (vinaigre dalcool, même pas de vin) que nimporte quelle forme dhumour se fait (à des degrés divers ou celsius, cest comme en veut) au détriment dune personne, dune chose, dune idée
Je suis prêt à le démontrer.
Alors, pitié, les moralistes de tous poils, foutez-la paix à ceux qui essaient darracher un sourire à leurs congénères, qui comme lui savent que ce bas monde nest quun océan de douleurs, de larmes et de désespérance (comme le beurre) et que de toutes les façons, quoi quil en soit, personne nen sortira vivant.
Daccord, le mauvais goût existe : cest celui des autres. Ça ne vous fait même pas sourire : vous nêtes pas obligés de le manifester. Ça vous choque par la crudité des termes, par lévocation dévénements que lon dissimule habituellement, parce que lon parle de mort, de maladies, de choses honteuses, de sexe, de pipi caca, de catastrophes qui forgent lactualité ?
Mais que craignez-vous si vous en rigolez ? De terminer en enfer ?
Sil vous reste quelques neurones disponibles, tâchez de comprendre que lorsque ce genre dhumour que vous qualifiez de douteux est pratiqué, ce nest pas pour faire du mal à une personne ou une communauté en particulier. Lhumour noir nest pas destiné à se moquer des gens qui sont en deuil ou mourants : il permet aux « pratiquants » et à ceux qui en rient de voir le monde différemment selon un angle qui permet de relativiser les événements qui nous entourent. Et si leur attitude nest pas politiquement correcte selon vos critères traditionnalistes, laissez-les quand même vivre !
Traiter de raciste lauteur dune blague sur les arabes, les blondes, les belges (jen ai connu qui étaient les trois à la fois) est un non sens et finit pas enlever la véritable signification de ce mot, tant il est dévoyé. Dailleurs, sans faire de la psycho à deux balles la brouette, je suis persuadé que ceux qui voient du racisme partout ne sont pas très au net (très honnêtes, treize au Net) avec eux-mêmes vis-à-vis de ce fléau. Et si celui qui raconte ce genre de blague est un raciste avéré, croyez-vous que dinterdire lesdites blagues le ramènera dans le droit chemin ? Foutaises !
Bon, je deviens casse-pieds, jarrête. Mais bon Dieu, quest-ce que jai peur de cet ordre moral imposé par ces culs-bénis (oui oui) ! En fait, même sils saffichent comme ouvertement de gauche, ces bien pensants ont exactement lattitude des cathos qui eux, au moins, ont le courage dannoncer la couleur.
Non, tiens, un dernier exemple pour montrer la progression du politiquement correct : imaginez aujourdhui une nouvelle pièce ou film du genre « La Cage aux folles » (qui remonte à environ 25 ans). Je suis certain que ce serait interdit dans les théâtres ou les salles de ciné.
Cest ce quon appelle le progrès, chez les bien-pensants.
À méditer.
Michel Tournon
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~ à lire ~
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